74 % des réfugiés ukrainiens n’envisagent pas de rentrer au pays

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Albert Coroz: Les réfugiés ukrainiens qui ont l'intention de rentrer chez eux ne semblent pas être  venus jusqu'en Suisse. Ils se trouvent majoritairement en Pologne et dans les pays voisins de l'Ukraine. La majorité de ceux qui sont venus jusqu'en Suisse semblent plutôt avoir l' intention d'y rester.
Cela en temps de crise économique majeure et de pression migratoire sans précédent, où la moitié du continent africain, et des migrants jusqu'au Bangladesh et au-delà, veulent venir s'installer chez nous, tant la gamelle est bien garnie. 

La population suisse est si manipulée émotionnellement qu'elle n'a plus la force de résister à ce qui lui est dicté par ses «élites». Notre peuple est broyé par la propagande culpabilisante et le poids de toute la misère du monde qu'on lui met sur le dos. 

Mais souvenons-nous que lorsque l'UDC avait proposé de diminuer le salaire des parlementaires et de revenir aux politiciens de milice, il y avait eu une levée de boucliers de nos élu·e·s de la fausse Droite et des Roses-Rouges-Violets.
Lorsqu'il s'agit de l'argent de ces «élites», c'est "pas touche". Mais lorsqu'il s'agit d'être généreux avec l'argent des contribuables, là, il n'y a plus de limites.

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Ukraine – Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, plus de neuf millions d’Ukrainiens ont quitté leur pays pour se réfugier à l’étranger, essentiellement en Pologne (4,6 millions), en Hongrie (950 000), en Roumanie (830 000), en Slovaquie (590 000) et en Moldavie (530 000). Or, une récente enquête révèle que la majorité d’entre eux n’envisagent actuellement pas de rentrer en Ukraine après la fin de la guerre.

Pas de retour au pays, au moins à court terme 

En effet, sur les 4900 Ukrainiens vivant actuellement en Pologne, en République tchèque, en Hongrie, en Moldavie, en Roumanie et en Slovaquie qui ont été interrogés par ce sondage cité ce mercredi 13 juillet par Do Rzeczy,

65 % ont répondu envisager de rester finalement dans le pays où ils résident pour le moment, tandis que 9% souhaitent s’installer dans un autre pays. Appliqué au nombre total de réfugiés, cela signifierait que près de six millions d’Ukrainiens resteraient dans l’UE une fois le conflit terminé.

Ce faisant, 16% des réfugiés ukrainiens envisagent un retour en Ukraine dans les deux prochains mois, mais de courte durée, dans la plupart des cas, juste pour rendre visite à des amis ou à des proches, voire pour régler des affaires d’ordre privé.

Les moins enclins à rentrer sont les gens de l’est et du sud de l’Ukraine

De manière générale, l’un des principaux facteurs déterminant un éventuel retour sera le degré de sécurité régnant dans le pays, tandis que les personnes originaires de Kiev ou de l’ouest de l’Ukraine sont plus enclines à rentrer au pays que les ressortissants de l’est et du sud du pays, que la Russie pourrait bien occuper pour une longue période et où de nombreuses localités ont été dévastées par les combats.

Une immigration qui ne dit pas son nom

Si seulement 20 % des réfugiés ukrainiens restent en Hongrie, il n’en est pas de même en Tchéquie et surtout en Pologne. Cette situation amène certains analystes et acteurs politiques à s’interroger sur les conséquences à moyen et long terme de ce qui paraît désormais être en réalité un déplacement de population, ou dit autrement, une immigration massive. Malgré la proximité culturelle, un tel afflux sur un temps si court risque de poser des problèmes à l’avenir, alors même que l’économie européenne est en récession et que l’inflation et la crise énergétique provoquée par les paquets de sanctions de l’UE annoncent une période difficile sur les plans économique et social.

L’ancien président tchèque Václav Klaus avait écrit fin avril une tribune à ce sujet que nous avons traduite et publiée.

6 commentaires

  1. Posté par Ral Bol le

    A Dutruit ; c`est une chance pour qui ? Pour nous ou eux ?? En grande majorité bien éduquée super c`est vraiment une bonne nouvelle.
    J`ai eu l`occasion de discuter avec des personnes qui finalement dise : ici on est généreux avec nous ! Pourquoi rentrer chez nous il y a la guerre ,et cette bienveillance serait également la même pour la Russie ??

  2. Posté par Alain le

    Avant le guerre, l’Ukraine avait déjà perdu 15% de sa population (8 mio de personnes) qui a fuit ce pays dysfonctionnel. La guerre est une opportunité formidable pour le faire étant donné la disparition de toute barrière à leur immigration.
    L’Ukraine d’après guerre sera encore plus misérable avec la perte de ses territoires les plus riches et d’une partie importante de sa population. Ce sera un vrai boulet pour l’UE

  3. Posté par Dutruit le

    L’analyse me semble correcte. En discutant avec certain réfugiés, je constate que la plus part des personnes de plus de 50ans veulent rentrer au pays car leur vie, mari, amis etc est en Ukraine, Mais pour les plus jeunes, elles me disent qu’elles espèrent rester en Suisse ou en France ( car c’est avec ces personnes que je parle). Mais c’est une chance pour nos économies car nous avons tous une population vieillissante et recevons avec cette guerre une population jeune et en grande majorité bien éduquée.

  4. Posté par toyet le

    Bon les russophones ne demandent pas l’asile ! n’oubliez pas de partager votre électricité cet hiver!

  5. Posté par antoine le

    Moins de 2% d’Ukrainiens ont trouvé du travail
    https://www.rts.ch/info/suisse/13093742-moins-de-2-des-refugies-dukraine-ont-trouve-un-emploi-en-suisse.html
    Cela signifie que sur les env. 60’000 réfugiés de guerre ukrainiens, 44’400 resteront en Suisse
    Si ce chiffre malheureusement va doubler, c’est linéaire et proportionnel !
    Et sur ces 44’000, 2% soit 888 travaillerons … donc la grande majorité seront à vie à la charge des contribuables suisses … !!

  6. Posté par Sergio le

    Ces réfugiés-là n’ont aucune raison de vouloir retourner en Ukraine, on comprend bien pourquoi.

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